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Contrat rivière : la dépollution des eaux est en marche

20150323_RAP_Diag-programme_B1Les citoyens  sont ravis de l’existence d’un contrat rivière qui s’attaque au douloureux problème de la pollution des eaux.
Le cabinet d’étude confirme l’existence de pollutions d’origines diverses et qui nous concernent tous, jardiniers, agriculteurs, mairies …

Ce qui nous a impressionnés dans cette étude, c’est la différente criante entre les espaces qui composent notre territoire : plus on va vers l’Est, plus les eaux sont limpides et pauvres en polluants et plus on s’approche de l’Ouest, plus les eaux sont polluées voire même gravement polluées en certains lieux.

Les responsabilités sont diverses : l’urbanisation peu soigneuse, le jardinage , l’agriculture qui a recours à des intrants chimiques, les activités industrielles, les traitements des espaces verts sont les principales sources de pollutions.

Les pollutions d’origine médicamenteuses, hormonales qui font des ravages ne sont pas prises en compte à ce jour.

Tous les acteurs du contrat rivière veulent-ils vraiment changer ?

Tous les acteurs ne sont pas dans une démarche de transformation volontaire et offensive  et on observe divers positionnements.

Celui des consommateurs, des citoyens ordinaires  qui sont inquiets et veulent une vraie politique de diminution progressive des intrants chimiques jusqu’à leur suppression.

Celui d’institutionnels qui sont dans une posture permanente de contestation des nuisances observées : « on n’en met pas tant que cela , vous voulez ruiner l’agriculture, les agriculteurs sont déjà en graves difficultés … »

L’indifférence coupable qui consiste à se placer dans une posture d’écoute, sans pousser aux transformations indispensables .

Aussi nous n’avons pas réussi à obtenir le bilan des tonnes d’intrants chimiques déversés sur nos territoires : « trop difficile à avoir, problème de confidentialité, études coûteuses », et silence des administrations que nous avons interrogées sans réponse.

Nous comprenons la complexité de ce sujet, la nécessité de respecter les agriculteurs, de leur donner du temps pour transformer leurs pratiques, l’importance de  l’accompagnement technique et financier et  nous proposons aussi des solutions :

Propositions

Mettre en place  une vraie politique d’information visant à inviter  TOUS les acteurs à diminuer le recours aux produits chimiques.

Traiter les pollutions directes – diminuer les intrants jusqu’à les supprimer – développer de nouvelles pratiques d’épandage. 

Mettre en place un accompagnement de tous les acteurs du monde agricole pour modifier les pratiques culturales : diversification – adaptation du travail du sol – couverture du sol. 

Accompagner les mairies vers des traitement écologiques des espaces verts. 

Accompagner le changement des pratiques agricoles et mettre en place un soutien financier à ceux qui s’engagent dans des stratégies écologiques et l’agriculture BIO.

Réaliser des diagnostics des stations d’assainissement et des réseaux assainissement  en priorité sur les zones les plus polluées situées à l’Ouest du département.

Réaliser un diagnostic des pollutions industrielles et artisanales, médicales.

Mettre en place un suivi sur plusieurs années des molécules interdites retrouvées lors des analyses de l’eau : sont-elles anciennes ou encore utilisées ? Nous devons le savoir !

En l’attente de changement de pratiques, mettre en place une bonne gestion des  effluents agricoles :  aires de lavage

Bloquer la difusion des  molécules dans les eaux souterraines  : espaces et fossés enherbés

Créer un observatoire de l’eau avec une totale transparence des données

Protéger les structures locales en charge de la gestion de l’eau, menacées de suppression et de privatisation

Gérer les réfections et les protections des zones de captage