Quel avenir pour les associations du territoire ?

Les associations menacées par la baisse, voire la suppression des subventions, sont de plus en plus nombreuses. Il n’est pas un jour sans que l’une d’entre elle fasse appel aux financements participatifs pour résoudre leur problème budgétaire et surtout pour éviter des licenciements.

Unknown

Nous  avons travaillé pendant dix ans avec les élus du territoire pour protéger le tissu associatif qui crée du lien soleil, et mettre en place des stratégies démocratiques pour la gestion financière des dotations territoriales :

> Réflexion en amont sur les besoins du territoires, les points forts et le points faibles . >Définition des corrections à apporter dans la charte du territoire. Ainsi, les projets soutenus par les collectivités, l’ont été parce qu’ils avaient du sens pour les territoire.

Et tout est remis en question sans aucune concertation :

Du jour au lendemain,  associations découvrent qu’elles n’ont plus de budget, parfois qu’elles doivent licencier : pas même un petit mot de remerciement pour le travail accompli, pas même une explication. C’est le règne de l’arbitraire !

Pourtant une association est une petite entreprise de l’économie sociale et solidaire et elle ne bénéficie d’aucun droit. Comme dans les pays totalitaires, certaines puissances publiques distribuent l’argent public à leur guise !

Et les associations, qui sont les premières à être pénalisées, sont les associations citoyennes et solidaires, et les associations culturelles. Ceci peut paraître paradoxal, dans une période où les revendications d’une meilleure écoute de habitants, de plus de solidarité, de plus de culture comme alternative à la violence sont de plus en plus fortes.

Les citoyens impliqués dans le lien social font-ils si peur aux élus, qu’ils n’en supportent plus la présence dans la cité ? C’est inquiétant

Une autre inquiétude :

La mise en place par le gouvernement des « Social impact bonds » (SIB) constitue une manifestation directe de cette volonté de financiarisation, à travers des montages toxiques pour les collectivités et pour les associations. Elle prétend compenser la baisse des financements publics, qui s’est amplifiée depuis 2014 avec le plan de rigueur et va se poursuivre en 2016, 2017 et bien au-delà.

Ses effets, de plus en plus visibles, se traduisent par l’abandon de très nombreuses actions de terrain, pourtant indispensables au niveau des quartiers, des territoires ruraux et périurbains. Les licenciements se comptent d’ores et déjà par milliers en France, les disparitions d’associations également.

Nous devons demander aux collectivités de sauvegarder le niveau de leurs subventions aux associations, de revenir à une gestion concertée et démocratique des financements publics et à l’Etat de maintenir sa dotation aux collectivités dans le budget 2017.